Blason représentant Marquion avant 1994

Blason représentant Marquion après 1994

HERALDIQUE

On reprendra le blason qui existait dans la commune. Cependant on corrigera ainsi l’apposition de ses émaux, pour le rendre conforme : parti à dextre, d’or à la gerbe de blé de sinople, surmontée de trois grains de blé du même ; à senestre, de gueules à la ruche d’abeilles d’or surmontée de trois abeilles du même et brochant sur la partition un pommier déraciné.

Etymologiquement, selon l’historien M. HERBAVILLE, le nom de Marquion viendrait de « marck », frontière ou « marche », les « marches » étant les gouvernements militaires qui ceinturaient l’Empire de Charlemagne.
A l’époque carolingienne, la Terre de Marquion, relevait d’Oisy et un certain REGNIER de Marquion, chevalier croisé, mourut en terre sainte en 1106.
En 1411, Jean duc de Bourgogne, lors du siège de HAM, établit son campement à Marquion, avec 30 000 hommes, la plupart Flamands.
Marquion fut donné en 1556 en partage à un cadet de la Maison de Croisilles, un certain Pierre de Longueval dont la devise était « En tout Léal Longueval ».
Une pierre sculptée du 16ème siècle avec les armes de Longueval ornait d’ailleurs le mur de la grange de la ferme FOULON–DUMONT ;
Le roi Henri IV a aussi possédé à Marquion des terres et un moulin banal.
Au 17ème siècle, Marquion dépendait de la Maison d’Assignies d’Oisy et au 18ème siècle la gouvernance était arrageoise.
Sous la révolution, pendant la terreur, le sanguinaire LEBON, se rendant à la guillotine de Cambrai, s’arrêtait régulièrement chez M. WIART à la ferme dite de la «Poste », relais de la diligence d’Arras.
En 1870, les Allemands ne firent qu’une apparition mais lors de la 1ère guerre mondiale, dès septembre 1914, ils occupèrent tout le village. En 1918, la bataille faisant rage, l’église, come la plupart des maisons, fut détruite à l’exception de la tour-clocher, classée monument historique avec sa clef de voûte en grès datant de 1535.
Marquion fut libéré par les Anglais le 8 octobre 1918 et la commune a été décorée de la croix de guerre avec la citation « A été en partie détruite par le canon, faisant preuve sous les obus d’un beau courage et d’une grande dignité morale ».
En 1940, une kommandantur et quelques éléments de troupes cantonnèrent quelque temps.
Suite à l’évacuation volontaire de la population du 20 au 25 mai 40, le village fut pillé et la vie ne put reprendre son cours qu’en octobre.